Investir dans l’immobilier

Courtier ou banquier : qui faut-il privilégier ?

16 août 2019
courtier ou banquier

Achat d’un bien et crédit immobilier vont souvent de pair. Nombreux sont les futurs acheteurs à se demander qui du courtier ou du banquier faut-il privilégier pour son prêt. Voici donc quelques conseils pour vous aider dans votre recherche de la meilleure offre.

 

Le banquier : la solution classique

Lors de votre quête de financement pour votre prochain investissement immobilier, vous souhaitez légitimement obtenir le prêt le plus avantageux. Tout d’abord, l’acheteur à tendance à se tourner naturellement vers son banquier. Et ce peut être une bonne idée, puisque la démarche s’avère simple. En effet, l’établissement connaît déjà votre profil, ce qui peut vous permettre d’être mieux conseillé. Celui-ci pourra alors vous proposer un prêt à taux compétitif en raison d’un dossier solide.

Il faut savoir qu’une banque est guidée par des objectifs commerciaux et souhaitera faire tout son possible pour garder sa clientèle. De ce fait, elle reste ouverte aux négociations inhérentes aux conditions financières du prêt. Il est donc intéressant de prendre rendez-vous avec d’autres établissements afin de comparer les offres et mettre en concurrence les différentes banques pour obtenir les meilleures conditions. Cependant, ces démarches peuvent se révéler chronophages et fastidieuses.

 

Le courtier : l’avantage du réseau

Pour simplifier vos démarches de recherche de prêt et vous faire gagner du temps, il est utile de faire intervenir un courtier. Ce dernier possède un rôle d’intermédiaire entre l’emprunteur et les différents établissements bancaires. Il l’accompagne dans sa recherche pour lui négocier la meilleure offre de crédit, et ce jusqu’à la signature du prêt immobilier et de l’acte notarié.

Mais combien coûte un courtier ? Vous pouvez parfois bénéficier de l’expertise d’un courtier gratuitement. En effet, celui-ci touche alors, si le prêt est signé, une commission d’apporteur d’affaires par la banque à l’origine du prêt. Dans d’autres cas, le courtier peut demander des honoraires (ou frais de courtage encadrés par la loi) souvent équivalents aux frais de dossier exigés par votre banque. A noter : si vous ne contractez pas de prêt par le biais de votre courtier, vous devrez malgré tout payer les frais de courtage dus.

 

Courtier ou banquier : lequel choisir ?

Puisque contracter un prêt n’est pas chose facile, voici un tableau récapitulatif pour vous aider à choisir qui de votre banque ou du courtier participera à votre projet d’investissement :

En bref, choisir de passer directement par sa banque ou par un courtier dépendra en grande partie de votre profil. En effet, la banque sera plus adaptée pour des dossiers généralistes, le courtier (qui est un spécialiste du marché) restant à privilégier pour un profil ou projet plus atypique. De plus, si vous manquez de temps, préférez le courtier qui vous permettra de déléguer un maximum.

 

Courtier ou banquier : des fonctions complémentaires

Compte-tenu de leur complémentarité, pourquoi ne pas faire appel à la fois à votre banquier et à un courtier ? Voici les quelques étapes de la démarche que nous vous conseillons d’adopter :

  1. Il est judicieux de solliciter en premier sa banque pour prendre connaissance de son taux et de ses conditions.
  2. Une fois ces informations en tête, vous pouvez alors prendre contact avec un courtier gratuit afin de comparer l’offre de votre banque avec celle d’autres établissements.
  3. Ensuite, vous pouvez alors retourner voir votre banquier pour renégocier vos conditions de prêt, puisque celui-ci voudra probablement s’aligner sur la concurrence afin de vous garder comme client.

En parallèle, vous pouvez également faire appel à des comparateurs de crédit immobilier sur Internet afin de multiplier les sources d’informations.

Attention : une banque ne peut ouvrir qu’un seul dossier par demandeur. Il faut donc faire attention à ne pas contacter de nombreux établissements bancaires avant de faire appel à un courtier, sous peine de le bloquer dans sa démarche.

En conclusion, pour faire votre choix final, comparez les taux mais pas seulement. Il faut également prendre en compte les assurances et les différentes conditions pour prendre la meilleure décision.